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Saint Nicolas

- Mézières sur Seine -

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Porte d'entrée



 

 

Vierge à l'enfant XVème

 

 

Vitrail


L'Eglise

Au cœur du village, se trouve l'église Saint Nicolas, classée monument historique depuis 1931. Ses origines les plus lointaines remontent à l'an 970, époque à laquelle elle fut donnée au chapitre de Notre-Dame. La nef et le clocher de l'édifice actuel sont du XIIIème siècle ; le chœur a été remanié aux XIVème et XVIIème siècles.

La tour-clocher, à deux étages très ajourés et décorés de baies géminées en tiers point qui en font sa particularité, est couverte d'un toit en bâtière. Les symboles des quatre évangélistes ornent, aux quatre points cardinaux, les écoinçons du dernier étage du clocher, au-dessus de modillons représentant des têtes humaines ou animales. L'ensemble a beaucoup souffert de l'incendie du village, lors de l'invasion allemande en 1870 et sa restauration porte la marque du style néo-gothique.

Sur les deux cloches existantes, l'une, la plus petite, fondue en 1856, se nomme Marie Éloïse ; l'autre, Anne Marie, a été fondue en 1940 en remplacement de Louise Angélique, fêlée après 158 ans de bons et loyaux services. À l'intérieur de l'église, une inscription sur la charpente mentionne que la voûte lambrissée soutenue par six entraits ainsi que les six poinçons apparents ont été mis en oeuvre sous François 1er et à ses frais, en 1521. Sur les murs se trouvent des croix peintes.

Il en reste neuf, mais à l'origine il devait y en avoir douze, rappelant les douze onctions effectuées lors de la consécration de l'église. Plusieurs et larges verrières éclairent le fond du chœur. L'une d'elle, représentant Jésus enfant au milieu des docteurs de la loi au Temple de Jérusalem, remplace au XIXème siècle l'arbre de Jessé. À côté d'elle, se trouvent deux autres verrières de la même époque, don fait par des familles à la paroisse, ainsi que trois autres datant du XVIème siècle et restaurées en 1942.

La chapelle Saint Roch est ornée d'un retable au centre duquel figure une statue en terre cuite polychrome du saint qu'elle honore ; il était le patron de ces confréries de charité, chargées autrefois de l'inhumation des morts et dont Mézières sera longtemps pourvu. Une bannière de celle-ci est conservée dans la chapelle, alors qu'un peu plus loin, sur le mur de la nef, une grande fresque représente un enterrement processionnel ayant rapport avec ce qui vient d'être dit au sujet de ces confréries.

Cette toile a été réparée en 1720, puis restaurée en 1844 et en 1876. Il existait à La Villeneuve, hameau de Mézières, une chapelle qui aurait été bâtie en 1521, puis reconstruite vers 1637. L'une des confréries de charité en fut un moment propriétaire. Comme cette chapelle tombait en ruine, elle sera démolie en 1950. A son emplacement, Il ne reste plus qu'une simple plaque commémorative. La statue de Sainte Restitude qui était patronne de cette chapelle se trouve maintenant dans l'église de Mézières.

Il existe également dans l'un des bas-côtés une Vierge à l'enfant en pierre polychrome (XVème s.). Saint Nicolas, sous le patronage duquel l'église a été placée, figure sur l'un des vitraux datant du XVIème siècle. Un panneau de la chaire en bois doré illustre par ailleurs le plus fameux des miracles attribués à Saint Nicolas, celui des trois enfants jetés dans le saloir puis ressuscités par lui.


Saint Nicolas

Originaire de l'ancienne province de Lycie, en Asie mineure (l'actuelle Turquie), au temps de l'Empereur Constantin (306-337), Nicolas serait né de parents riches et pieux. À leur mort, devenu riche à son tour, il se serait employé à utiliser ces richesses pour "l'unique gloire de Dieu", avec humilité et bonté au service des pauvres et des affligés de toute sorte.

L'évêque de la ville de Myre, un port tout près de sa résidence, étant mort il fallut désigner à celui-ci un successeur. Ce fut, grâce à un signe particulier de la Providence, Nicolas. Au milieu des honneurs liés à sa charge, il conserva toujours sa grande humilité et la gravité de ses mœurs, accomplissant une foule de miracles passés à la postérité.

Parmi ceux-ci, qui font partie de la "Légende dorée", citons celui des matelots en péril sur la mer et, bien sûr, le plus connu de tous, celui des trois enfants mis en morceaux dans le saloir et ressuscités par le bon saint Nicolas. Après sa propre mort, d'autres miracles se multiplièrent et sa célébrité ne cessa de grandir dans toute la Chrétienté. Ses reliques furent, en 1087, lors d'une expédition militaire, ravies par des marins en route pour Antioche et ramenées à Bari où fut édifiée une église Saint-Nicolas, consacrée en personne par le Pape Urbain II.

Au VIème siècle, une première église dédiée à Saint Nicolas avait déjà été édifiée à Constantinople. De là se répandit bientôt son nom dans toute l'Asie mineure et jusqu'aux Balkans. Il reste encore aujourd'hui si populaire, notamment dans les régions du nord et de l'est de l'Europe, que les innombrables patronages qu'il assume font de lui un des saints "les plus présents tout au long de l'année dans les traditions et la vie quotidienne.

Déclaré, dès la Moyen-Âge, saint protecteur et ami des enfants, on costumait le jour de sa fête (9 décembre) un de ceux-ci en évêque et il passait distribuer des cadeaux aux autres enfants (suivi du père Fouettard). Au XXème siècle, il fut supplanté en Europe par le "père Noël", gardant de Saint Nicolas une barbe blanche et une houppelande. Saint Nicolas, dit aussi Saint Nicolas de Myre ou Saint Nicolas de Bari, est un des rares saints qui soient vénérés tant dans toutes les églises d'Orient que dans celles d'Occident.

Enfin, on ne peut passer sous silence le culte de Sainte Philomène, dans le passé particulièrement vif à Mézières et suscitant de nombreuses processions attirant les foules d'alentour. Ce culte fut suspendu en 1961, lorsqu'on s'aperçut qu'en dépit des manifestations dont le saint curé d'Ars aurait été l'objet, l'existence même de Philomène était plus que douteuse. Philomène est représentée ici sur un vitrail en compagnie de Saint Hubert, patron des chasseurs et aussi patron des frères de charité de La Villeneuve.

On la retrouve sur une autre verrière sous laquelle de nombreux ex-voto témoignent de guérisons qui lui auraient été attribuées. Au fond de l'église, on peut remarquer aujourd'hui une série de saintes icônes dans un espace spécialement aménagé pour le culte que vient célébrer ici, de façon régulière et en accord avec le clergé local, la communauté orthodoxe de la région.


Le Village

Commune d'une superficie de 1042 hectares dont 294 boisés, Mézières, sur la rive gauche de la Seine, à la porte de la région Île de France, compte aujourd'hui, avec ses hameaux de La Villeneuve et Canada, tout près de 3400 habitants.

La RD 113, l'autoroute de Normandie, la ligne de chemin de fer de Paris à Rouen la traversent. Contiguë à la commune d'Épône, l'histoire médiévale des deux cités les lie étroitement au chapitre de l'église Notre-Dame de Paris dont elles dépendent. L'essor démographique du XIIème siècle entraînera le défrichement des coteaux et la création de la "ville neuve".

Population purement agricole à l'origine, Mézières a vu, comme les autres localités de la région, le nombre de ses exploitations diminuer rapidement avec l'industrialisation de la vallée de la Seine. On ne les compte plus désormais que sur les doigts d'une seule main... Des entreprises à taille humaine continuent de s'installer progressivement sur son territoire.

La rue principale du bourg, l'ancienne route nationale, dite "route de 40 sous , qui reliait Paris à la mer et dont on se souvient à cause des embouteillages, heureusement déviée en 1952, regroupe les commerces et donne vie au centre de la cité qui entend bien rester un village.


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