L'Eglise
Placée
sous le vocable de Saint
Blaise, l'église fut primitivement une chapelle. Simple
succursale de l'église d'Épône, elle ne fut érigée en église, comme
le demandaient les habitants du village, qu'à la suite d'une sentence
d'appel rendue le 29 mai 1546 par l'archevêque de Sens dont l'évêque
de Chartres était suffragant. Elle devait toutefois rester annexée
à l'église-mère d'Épône, laquelle continuera à la desservir. L'édifice
est situé au centre du village, en bordure de la rue principale.
Le
clocher-tour carré, surmonté d'un toit en ardoises, a été rebâti en
1772, puis refait en 1848. Il se dressait, à l'origine à l'angle nord-est
du pignon, et non pas au centre, comme on le voit aujourd'hui. Il
renferme deux cloches, Ernestine et Irma, bénites en 1884. En 1985,
une réfection totale de ce clocher a été entreprise. L'intérieur de
l'église, lui aussi restauré, comporte une seule nef. Le chevet, bâti
en pans coupés, est éclairé par trois fenêtres plein-cintre dont les
vitraux du XIXème siècle représentent, au centre Saint
Blaise, et de chaque côté les apôtres Pierre et Paul.
Les
murs de la nef, ceux de droite comme ceux de gauche, sont également
percés de quatre fenêtres plein-cintre, garnies de vitraux de couleur.
Adossé au mur de gauche, un groupe sculpté en pierre, des XVème et
XVIème siècles, représente la Vierge et Saint Jean au pied d'une grande
croix. À gauche et à droite, à l'entrée du chœur, s'élèvent, au-dessus
de chacun des autels qui leur sont consacrés, une statue de la Vierge
et une autre de Saint Blaise.
Saint BLAISE
Blaise
naquit à Sébaste, en Arménie, au IIIème siècle de l'ère chrétienne.
Imprégné de culture, il fut d'abord médecin. "Homme de grande humilité,
d'admirable patience et de tendre piété, le Seigneur daigna transformer
le médecin des corps en médecin des âmes. " Élu évêque de Sébaste,
"il conduisit son troupeau autant par ses exemples que par ses paroles".
Arrêté
par ordre des autorités romaines, il fit, sur le chemin qui le conduisait
à la prison, de nombreux miracles. Inébranlable dans sa foi, il subit
le martyre et mourut décapité en l'an 316. Le culte de Saint Blaise,
l'un des saints les plus populaires en Orient comme en Occident, s'est
développé plus particulièrement en France à partir des Croisades,
époque à laquelle des reliques du saint furent apportées dans plusieurs
de nos églises.
Il
s'est longtemps perpétué à Nézel où chaque année, le dimanche le plus
proche de sa fête (3 février), de nombreux fidèles venaient en procession
chanter un de nos vieux cantiques : "Ô Saint Blaise, notre père, /reçois
nos vœux, notre amour, Mets en nous un cœur sincère, Nous t'en prions
en ce jour. "